lundi 26 mai 2008
Across the universe
De Julie Taymor : S’il y a bien un genre avec lequel j'ai vraiment du
mal, c'est celui de la comédie musicale. Dernièrement j'ai tenu 10 minutes
devant Hairspray, j’ai passé le
calvaire pendant les moments chantés de Sweeny
Todd, seul Les chansons d'amour
m'avait complètement bluffé et réconcilié avec le genre. Et là est arrivée la
bande annonce de Across the universe
qui m'avait totalement enthousiasmé ; imaginez la musique des Beatles illustrée
par des images flamboyantes, avec en sous texte le flower power et la guerre du
Vietnam. La vision du film n'a fait que décupler ce que la BA présageait : un feu d'artifice sonore, visuel et chorégraphique, une célébration de l'amour et de la vie. Across the universe évite l'écueil du naïf et du manichéen en apportant une dimension
sociale aux chansons des Fab Four. Quoi de plus logique finalement que le
répertoire des Beatles pour illustrer tous les ressentiments d'une époque, les
60's. A l'instar d'un Baz Luhrmann et de son Moulin rouge, Julie Taymor (Frida)
réinvente le genre. On s'en retrouve transporté, touché, subjugué et même
hypnotisé par un flot sensoriel enivrant et psychédélique. Le tout emmené par
des acteurs magnifiques et des caméos géniaux (Bono, Joe Cocker, Salma Hayek). Across The universe est tout simplement
un grand moment de cinéma, une claque émotionnelle et visuelle.
9/10
jeudi 22 mai 2008
The Good, the Bad and the Weird
Le bon, la brute et le cinglé. Rien que pour saliver, voici la bande annonce qui tue.
mercredi 9 avril 2008
Doomsday
de Neil MARSHALL : Fans
de ciné des 80's (comme moi) ce film est fait pour vous. Voici que débarque dans nos
contrés (hélas dans très peu de salles comme beaucoup de films de genre ces derniers
temps) le dernier film de Neil Marshall le réalisateur du génialissime The
descent. En effet à l'instar des Tarantino/Rodriguez et de leur Grindhouse, Marshall
nous livre un pur film de fanboy en hommage à son genre préféré, celui des 80's. Il avait annoncé
la couleur, "je voulait faire un pur divertissement", il y parvient
haut la main tant son film est sincère et généreux. Marshall n'y va pas par
quatre chemins avec ses références, Doomsday est un véritable mix entre
New-York 1997, Mad Max II, Aliens, Les guerriers de la nuit et les Z italiens
post-nuken. Son héroïne, la superbe Rhona Mitra, est carrément le double au
féminin du Snake Plissken de Carpenter, elle est même borgne comme lui. La réalisation est elle aussi très 80's évitant au maximum les effets numériques. La
musique est au diapason, typiquement de l'époque, Franky goes to Hollywood et consort accompagnent
les morceaux de bravoure de Doomsday. Et quel morceaux de bravoure, ça ne
s'arrête jamais, c'est ultra gore (putain ça charcle grave), bourrin et parfois
pornawesque, ce qui rend Doomsday jouissif à souhait. Et même si le budget n'est que
de 30 millions de $, il transpire à l'écran et fait la nique à bien de blockbusters
actuels. Alors oui Doomsday n'est pas parfait, c'est parfois too much, ça
n'invente rien, c'est un best off, mais c'est toujours fait dans l'esprit et
c'est ce qui fait de ce film une réussite et un culte en puissance.
mardi 1 avril 2008
The Machine Girl
Amateurs de Z, réjouissez-vous, en voilà un qui s'annonce bien gratiné ! Du pur délire en perspective !
mardi 11 mars 2008
Bilan ciné 2007
LES TOPS

RATATOUILLE de Brad Bird
LA VIE DES AUTRES de Florian Henckel Von Donnersmarck
LETTRES D'IWO JIMA de Clint Eastwood
300 de Zack Snyder
SUNSHINE de Danny Boyle
APOCALYPTO de Mel Gibson
STARDUST,
LE MYSTERE DE L'ETOILE de
Matthew Vaughn
PLANETE TERREUR de Robert
Rodriguez
LES PROMESSES DE L'OMBRE de Davis Cronenberg
CARAMEL de Nadine Labaki
MY BLUEBERRY NIGHTS de Wong Kar-Wai
CASHBACK de Sean Ellis
ROCKY BALBOA de Sylvester Stallone
ABANDONNEE de Nacho Cerda
BOULEVARD DE LA MORT de Quentin Tarantino
A L'INTERIEUR de Julien Maury, Alexandre Bustillo
99 FRANCS DE Jean Kounen
PERSEPOLIS de Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud
L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES PAR LE LÂCHE ROBERT FORD de Andrew Dominik
HOT FUZZ de Edgar Wright
MI$E A PRIX de Joe
Carnahan
TIME de Kim Ki-Duk
28
SEMAINES PLUS TARD de juan Carlos Fresnadillo
LES REUSSITES
LES CHANSONS D’AMOUR de Christophe Honoré
ZODIAC de David Fincher
INLAND
EMPIRE de David Lynch
RAISONS
D'ETAT de Robert De Niro
AMERICAN
GANGSTER de Ridley Scott
CONTRE-ENQUETE de Franck
Mancuso
BLOOD DIAMOND de Edward Zwick
LE
DERNIER ROI D'ECOSSE de Kevin
Macdonald
HOSTEL
– CHAPITRE 2 de Eli Roth
LES
SIMPSON – LE FILM de David
Silverman
ALPHA
DOG de Nick Cassavetes
LE
SECRET DE TERABITHIA de Gabor
Csupo
2
DAYS IN PARIS de Julie Delpy
7H58
CE SAMEDI-LA de Sidney Lumet
L'ENNEMI
INTIME de Florent Emilio Siri
L'INCROYABLE DESTIN DE HAROLD CRICK de Mark Foster
EN CLOQUE, MODE D'EMPLOI de Judd Apatow
SUPERGRAVE de Greg Mottola
IDIOCRACY de Mike Judge
STEAK de Quentin Dupieux
LA VENGEANCE DANS LA PEAU de Paul Greengrass
PIRATES
DES CARAÏBES, JUSQU'AU BOUT DU MONDE de Gore Verbinski
DIE
HARD 4 – RETOUR EN ENFER de Len
Wiseman
LA MOME de Olivier
Dahan
EXILE de Johnnie To
GONE BABY GONE de Ben Affleck
LES
FANTÔMES DE GOYA de Milos Forman
THE RETURN de Asif Kapadia
LES CONTES DE TERREMER de Goro Myazaki
BUG de William
Friedkin
SPIDER-MAN 3 de Sam Raimi
HALLOWEEN de Rob Zombie
PARANOID PARK de Gus Van
Sant
LA LEGENDE
DE BEOWULF de Robert Zemeckis
SOUFFLE de Kim Ki-Duk
JE
SUIS UN CYBOG de Park Chan-Wook
JE SUIS UNE LEGENDE de Francis Lawrence
LES SYMPATIQUES

ENSEMBLE, C’EST TOUT de Claude Berri
LE SERPENT de Eric Barbier
TRUANDS de Frederic Schoendoerffer
HANNIBAL LECTER : LES ORIGINES DU MAL de Peter Weber
MASSACRE
A LA TRONCONNEUSE
: LE COMMENCEMENT de Jonathan
Liebesman
YOU KILL ME
de John Dal
PATHFINDER de Marcus Nispel
MOTEL de Nimrod Antal
CHRONIQUE D'UN SCANDALE de Richard Eyre
LA CITE INTERDITE de
Zhang Yimou
DANS
LA VALLEE D'ELAH
UN CŒUR INVAINCU de Michael Winterbottom
LE
ROYAUME de Peter Berg
MICHAEL
CLAYTON de Tony Gilroy
CEUX
QUI RESTENT de Anne Le Ny
UN
JOUR SUR TERRE de Alastair
Fothergill, Mark Linfield
LA NUIT AU MUSEE de Shawn Levy
ECRIRE
POUR EXISTER de Richard
LaGravenese
LE COME BACK de Marc Lawrence
HYPER
TENSION de Mark Neveldine, Brian
Taylor
LES
VACANCES DE MR BEAN de Steve
Bendelack
LES
ROIS DU PATIN de Josh Gordon,
Will Speck
SHOOT'EM UP de Michael Davis
BANDE DE SAUVAGES de Walt Becker
WAITRESS de Adrienne Shelly
LES
FEMMES DE SES REVES de Peter et
Bobby Farrelly
DEAD OR ALIVE de Corey Yuen
A LA RECHERCHE DU BONHEUR de Gabriele Muccino
INVASION de Oliver Hirschbiegel
WILDERNESS de Michael J. Basset
A
VIF de Neil Jordan
LA DERNIERE LEGION de Doug Lefler
LES SEPTIQUES

FIDO de Andrew Currie
ROGUE
L'ULTIME AFFRONTEMENT de Phillip
Atwell
PREMONITIONS de Mennan Yapo
OCEAN'S
13 de Steven Soderbergh
HOLLYWOODLAND de Allen Coulter
L'ILLUSIONISTE de Neil Burger
BOBBY de Emilio Estevez
AU
NOM DE LA LIBERTE de Phillip Noyce
LE VOILE DES ILLUSIONS de John Curran
LES
OUBLIEES DE JUAREZ de Gregory
Nava
PARANOÏAK de D.J.
Caruso
AMERICAN HAUNTING de Courtney
Solomon
HITCHER de Dave Meyers
LA FAILLE de Gregory Hoblit
MR BROOKS de Bruce A. Evans
TMNT LES TORTUES NINJA de Kevin Munroe
THE MARINE de John Bonito
SHREK
LE TROISIEME de Chris Miller,
Raman Hui
HARRY
POTTER ET L'ORDRE DU PHENIX de
David Yates
TRANSFORMERS de Michael Bay
LES BOUSES
![]()
GOAL
2 LA CONSECRATION de Jaume Collet-Serra
BOARDING GATE de Olivier
Assayas
SAW 4 de Darren Lynn
Bousman
NEXT de Lee Tamahori
RESIDENT
EVIL : EXTINCTION de Russell
Mulcahy
GHOST
RIDER de Mark Steven Johnson
LA COLLINE A DES YEUX 2 de Martin Weisz
samedi 15 décembre 2007
Mes achats DVD de la semaine
Bon, comme je n'ai plus le temps d'écrire des critiques en ce moment, voici mes derniers achats de DVD, histoire que ce blog vive encore.
Ce dernier je l'ai même gagné sur l'excellent site Ecran Large.
jeudi 18 octobre 2007
Ratatouille
de
Brad BIRD : Les superlatifs risquent de me manquer pour décrire la nouvelle
production Pixar. Loin de tout cynisme ou de crétinerie, les histoires du
studio Pixar continuent à émerveiller. Le génialissime Brad Bird (Le Géant De
Fer, Les Indestructibles) remet le couvert. Sa maestria de la réalisation alliée à
une technique 3D époustouflante, et des personnages touchants et émouvants font
de Ratatouille un régal de tous les
instants. Plus Disneyen, dans le bon
sens du terme, que les autres productions du studio, Ratatouille est une magnifique ode à la création, à la différence,
au bon goût, ainsi qu'une charge contre le consumérisme. Il met à l'honneur
notre bel art culinaire dans ce Paris gentiment cliché (Amélie n'est pas loin)
sans jamais perdre de vue que art et humilité peuvent faire bon ménage.
Délicieusement exquis.
9/10
The Marine
de john
BONITO : Ah! Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un nanar
aussi jouissif que ça. De la bombe je vous dis, on se croirait de retour dans
les 80’s où nos chers gros bras régnaient en maîtres. L’ex-catcheur John Cena
se la joue Van Damme des grands jours dans des scènes d’action nawesques mais
se fait voler la vedette par un Robert Patrick (Terminator 2) en chef de gang
déchaîné mais surtout auto parodique. Les dialogues sont d’anthologie (si vous
pouvez voir le film en Z1 québécoise
c’est encore mieux), ça bourrine à tout va, et on se fend la poire tellement
c’est con. La meilleure comédie (involontaire) de l’année.
5/10
The Condemned
de Scott WIPER : Un producteur sans scrupule
libère illégalement les pires condamnés à mort de la planète dans le seul but
de les faire participer à un jeu diffusé sur le net qui consiste à ce que ces
messieurs, dames s’entretuent pour qu’il n’en reste plus qu’un. Ca se veut être
une charge sur la TV réalité ou sur le voyeurisme sur le net, mais surtout ça critique ouvertement
la violence alors que pendant 1h30 des musclors se mettent sur la tronche avec
un plaisir non dissimulé. Edifiant de conneries, The Condemned se la joue
sérieux et se permet même d’être moralisateur. Seul Vinnie Jones tire son
épingle du jeu en cabotinant à l’extrême, mais c’est bien peu face à l’ampleur du
désastre. Une purge à éviter.
3/10
Plane Dead
de Scott THOMAS : Après
l'inénarrable Des Serpents Dans L’Avion voici Plane Dead. Sortie de nulle part
cette série B fleure bon le Z. Remplacez les serpents par des zombies et vous
obtenez une bonne poilade de 1H20 avec des zombies à gogo (ils y en a même qui
sortent du planché du zinc, cool…), des
SFX chip, et du gore bien gratiné. C’est
bête mais ça défoule.
5/10
mardi 2 octobre 2007
Raisons d'état
(the good shepherd) de Robert DE NIRO : Mêlant
habillement drame et thriller d'espionnage façon 70's, Raisons d'état s'attache à décrire un univers froid, d'aliénation
et de déshumanisation où chaque individu est un pion, un élément du puzzle,
mais surtout il peint un monde où les sentiments sont prohibés. Tel un pantin
désincarné, le personnage de Matt Damon (un des fondateurs de la CIA), sert le pouvoir, mais à
l’inverse de celui de La Vie Des Autres,
7,5/10
Aqua Teen Hunger Force Colon Movie For Theatres
de
Matt MAIELLARO, Dave WILLIS : Attention OFNI (objet filmique non identifié). Je
regarde toutes les semaines le box office Américain et il y a quelque temps
j'ai vu qu'un film à petit budget cartonnait bien (toute proportion gardée),
mais c'est surtout son titre loufdingue qui m'a intrigué. En fait c'est le long
métrage tiré d'une série animée qui passe sur le satellite. J'ai visionné sa
bande annonce et je suis resté sur le cul, plus tard j'ai pu voir le DVD Z1 et
là c'est la mâchoire qui est tombée par terre. what the fuck is this ? C'est
les aventures d'un cornet de frittes, d'un verre à soda et d'une boulette de
viande (!?), une sorte de croisement sous acide entre les Simpson et South
Park. C'est complètement barré, corrosif, surréaliste, nonsensique, bordélique,
gore et trash. Bref c'est un pur monument de n'importe nawak hilarant et
halluciné qui tue tout sur son passage. Mort de rire.
The Return
de
Asif KAPADIA : The Return n'est pas
le énième thriller surnaturel. Non pas qu'il soit très original, quoi que, mais
il s'y dégage une mélancolie et une tristesse dûe à la peinture de cette
Amérique profonde, celle des oubliés, des loosers. Sarah Michelle Gellar est
vraiment convaincante dans ce rôle de paumée à la recherche de soi. La
réalisation sobre, mais efficace nous restitue bien les moments de confusion
mentale, et le mystère perdure durant tout le film. De plus la photo est magnifique
et confère au film un coté réaliste. Une jolie réussite.
7/10
Fido
de Andrew CURRIE : prenant pour modèle le
superbe Pleasantville de Gary Ross, Fido installe son histoire dans
l’Amérique de l’après guerre à la seule différence que la victoire n’a pas eu
lieu contre les nazis mais contre les zombies. Ces derniers, domestiqués, sont
devenus les larbins des classes supérieures. Fido se voulait être une comédie corrosive sur l’american way of life
et sur les différences, or il n’atteint que très rarement son but. La faute à
un scénario trop timoré qui ne va pas au bout de ses idées, à une réalisation
trop paresseuse, et à des acteurs trop fades. Malgré quelques passages réussis,
on s’ennuie ferme.
5,5/10
Paranoïak
(Disturbia) de D.J. CARUSO : Sorte de Fenêtre Sur
Cours pour ado, Paranoïak fait
illusion pendant une bonne partie. En effet le portrait d’ado mal dans sa peau
est assez réussi et bien soutenu par l’interprétation de Shia LaBeouf (moins
insupportable que dans Transforners). Mais malheureusement la partie thriller
est complètement foirée. Il n’y a pas de suspens, c’est poussif et sans
imagination, voir même grotesque. Ca plombe tout le film, dommage.
5,5/10
Hot Fuzz
de
Edgar WRIGHT : Le duo ou plutôt le trio (si on ajoute l'acteur Nick Frost) de Shawn Of The Dead a encore frappé. Après
avoir parodié les films de zombies avec finesse et respect, ils réussissent le
même tour de force en s'attaquant aux buddy movies. Edgar Wright (réalisateur)
et Simon Pegg (scénariste) connaissent leurs classiques sur le bout des doigts,
sans jamais verser dans le cynisme, ils s'accommodent des codes du genre et leur réinterprétation à la sauce humoristique so british est à mourir de rire.
Genre essentiellement urbain, le buddy movie est ici transposé dans la belle campagne anglaise, ce qui
confère au film un coté encore plus décalé et anachronique, égratignant au
passage le "roastbeef way of life". Hot Fuzz est un vrai régal, il distille son humour totalement
débridé autant dans sa première partie plutôt calme, que par la suite où tout s'accélère et
devient démentiel. La réalisation se met au diapason du genre et s'emballe aux
moments forts du film, gunfight, poursuites, baston et gags gores sont
totalement survoltés. Les acteurs, tous excellents, s'en donnent à cœur joie
dans le cabotinage, Simon Pegg et Nick Frost en tête, ainsi que les seconds
rôles, Timothy Dalton génial, et même les caméos comme Peter Jackson et Cate
Blanchett. Sans aucun doute la comédie de l'année, Hot Fuzz se transforme en culte instantané.
Hostel - Chapitre 2
(Hostel : part 2) de
Eli ROTH : Le premier Hostel
m’avait laissé sur ma faim. Le coté glauque était assez réussit quoi que très
peu gore à mon goût, mais la première partie très « Américan Pie
like » laissait à désirer sauf sur son coté très nudies. Hostel 2 a le mérite de gommer un peu ce coté teen movies, de
plus son originalité et sa réussite réside dans le fait que l’on passe à
l’envers du décors. En effet même si le scénario suit toujours les victimes, Hostel
2 s’intéresse surtout aux bourreaux, à leurs motivations, leurs doutes et
leurs perversions. Cela donne quelques scènes de dialogues et de tortures bien
gratinées tout en amplifiant le coté
humour noir du premier. Supérieur dans tous les domaines, plus abouti, plus
gore, plus fun et moins con, Hostel 2
est le film de la maturité pour son auteur.
7/10
Les Simpson - Le film
(The Simpsons Movie) de David SILVERMAN : Quel
plaisir de voir la famille Simpson sur grand écran même si le film n’apporte
rien de plus par rapport à la série TV, si ce n’est qu’un plaisir prolongé. Le
film aurait pu s’essouffler vu la longueur inhabituelle des aventures de Homer
et de sa clique, mais ce n’est pas le cas. Cela n’en reste pas moins délirant,
corrosif, affreux, sale, bête et méchant, bref ça fusille dans tous les sens,
là est l’essentiel.
7/10
samedi 8 septembre 2007
Die Hard 4 - retour en enfer
(Die
Hard 4.0) de Len WISEMAN : Die Hard 4 semblait mal barré sur le
papier face à ses concurrents (Harry Potter 5,Transformers , quand aux 4
Fantastiques 2, il avait perdu d’avance) pour obtenir le titre de blockbuster
de l’été. Pourtant papi McClane signe un retour gagnant et nous démontre que
l’heure de la retraite n’a pas encore sonné pour lui. Alors certes Len Wiseman (Underworld
1 et 2) n’est pas John McTiernan (Die hard 1et 3, Predator) et son film ne
révolutionnera pas le ciné d’action comme McT avait pu le faire, mais il
atteint son but initial et va même au-delà. Purement récréatif, il en met plein
la vue. Les scènes d’action sont totalement dantesques, elles atomisent celles de
la grosse daube Transformers, et sont tellement énormes qu’elles en deviennent
jouissives. McClane s’en prend toujours plein la gueule mais c’est ce qui fait
aussi sa marque de fabrique et ce pourquoi on l’aime tant. Les morceaux de
bravoure s’enchaînent les uns après les autres sans aucun répit, le tout se
déroulant presque en temps réel nous laissant très peu de temps pour souffler. Die
Hard 4 est grandement efficace, mais paradoxalement, c’est ailleurs que réside
sa grande force, dans son scénario. En effet tout le film repose sur le thème
de la dépendance/révulsion de l’homme face à la technologie. Ainsi on retrouve
cette dualité aussi bien dans l’histoire en général (un terroriste menace de
paralyser le pays en contrôlant tous les réseaux informatiques), que dans le
duo que constituent Bruce Willis et Justin Long. D’un coté on a la vieille
garde, aux méthodes très « old school » musclées et viriles, de
l’autre le jeune « geek » élevé au net et au hacking. On peut dire
que le rôle de sidekick tête à claque tant redouté nous est épargné, qui plus
est, il sert le scénario. Bruce Willis de son coté nous prouve qu’il n’a rien
perdu de sa superbe et ce malgré les années passées. Les méchants sont à la
hauteur, excellent Timothy Olyphant et Maggie Q, et le reste du casting aussi, Kevin Smith (mdr),
cliff Curtis et la belle Mary Elizabeth Winstead. Len Wiseman réussit donc à
maintenir la franchise Die Hard à un niveau de qualité supérieur ce qui en soi
n’est pas un mince exploit. La surprise de l’été.
7/10
mardi 28 août 2007
A l'intérieur
de Alexandre BUSTILLO et Julien MAURY : Enfin le
voilà, le maître étalon, le film d'horreur Français que tous les fans
attendaient. Mais attention le mot « horreur » n'est pas galvaudé
ici, il y prend toute sa signification tant le film est cru et jusqu'auboutiste.
En effet il n'a rien de jouissif, il se vit comme une expérience extrême dont
on ne ressort pas indemne. Le projet a mûri dans la tête d'Alexandre Bustillo,
journaliste à Mad Movies et spécialiste du slasher et du film gore. Rien d'étonnant, à la vue du sujet, une
jeune veuve (Alysson Paradis) sur le point d'accoucher est traquée dans sa maison par une
mystérieuse femme (Béatrice Dale) prête à tout pour lui prendre son futur bébé,
A l’intérieur est bien un slasher gore. Oui mais pas n’importe lequel, un des
plus sombres et viscéraux qui soit (au sens propre comme au figuré). Malgré quelques
défauts inhérents à une première réalisation, premières minutes d'exposition très
téléfilm, référence inutile (Alien) et un contexte social franchement déplacé,
A l'intérieur ne s'en trouve en rien gâcher. Bustillo et Maury arrivent à nous prendre à la
gorge pour nous lâcher à la fin, complètement lessivés. Ils installent une
atmosphère jouant sur la peur du noir, mixant son et musique expérimentale.
Ainsi on ne voit pratiquement jamais Béatrice Dalle, si ce n'est que dans la
pénombre rendant son personnage encore plus effrayant. En général qui dit
scènes obscures dit scènes suggérées, mais ici ne vous attendez pas à ça, car
le duo ne fait pas dans la dentelle, et prend un malin plaisir à ce que le
spectateur ne perde en rien au spectacle gore qu'il lui est proposé. Rien ne
lui est épargné. Les scènes chocs vont ainsi crescendo dans l'horreur, on
assiste alors à un vrai festival de barbaque jusqu'au final en apothéose pratiquement
insupportable. Huis clos barbare et gorissime, A l'intérieur est une réussite
majeure dans le genre mais sera surtout destiné à un public averti tant il est
radical dans son traitement et dans sa conclusion.
8,5/10






























